lundi 27 octobre 2025

12 heures à bord du fabuleux train-couchettes suédois | De Berlin à Stockholm.

 Un petit voyage en train train de nuit suédois de Berlin à Stockholm. Profitez de Stockholm puis d'Helsinki ! Tarif : 270 $/250 €/40 000 ¥/200 £/23 000 ₽/23 000 ₹/400 $CA/400 000 ₩ Itinéraire : Berlin à Stockholm Train : 346 SJ Train-couchette Chambre : Voiture 25 Couchette 11 

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dimanche 26 octobre 2025

La grande farce européenne du CO2 ! Uniquement pour nous fabriquer un impôt nouveau !.

Posté par :Sylvestre Brunaud ..

Il faut arrêter de nous prendre pour des abrutis.



La grande farce européenne du CO2 !

Non, je ne suis pas climatosceptique !

Oui, je suis un climato-réaliste !

Il ne s'agit pas de nier le réchauffement climatique ou au moins déréglement climatique que l'on observe, mais de refuser d'en attribuer l'origine à la seule activité humaine.

C'est pourtant ce que le  Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat  (GIEC) prétend et ce sont ses rapports qui ont inspiré la Commission européenne pour nous imposer la calamiteuse transition écologique connue sous le nom de  Pacte vert  ( Green Deal ).

Macron est malheureusement en tête de cette croisade écologique.

Alors que les Allemands, voyant arriver la faillite de leur industrie automobile, demandent de repousser la fin de production des moteurs thermiques au-delà de 2035, mais Macron et le premier ministre socialiste espagnol… s'y opposent !

Et pourtant, de nombreux scientifiques spécialistes du climat démontent, études et chiffres à l'appui, l'hypothèse de l'origine anthropologique du réchauffement climatique.

Plusieurs scientifiques ont déjà montré, à partir de l'analyse des calottes glaciaires, que  le taux de CO2 est une conséquence de la température et non pas sa cause  !

L' Association des climato-réalistes  a publié ce graphique dans l'un de ses articles intitulés :

Climat : une nouvelle publication scientifique innocente le CO2

Notons que, durant ces 400 000 années avant notre ère, l'activité industrielle des Hommes était quasiment nulle au regard de ce qu'elle est aujourd'hui !

Voici  un tweet de  Vérité Diffusée  qui publie les résultats d'une autre étude du paléoclimatologue Yann Clark :

Dossier écologie : le réchauffement climatique

« Je remets cette vidéo importante qui vient d'être supprimée. Écoutez bien sa conclusion »

Théorie du réchauffement planétaire provoquée par l'homme.

La glace contient des données que l'on ne mentionne que très rarement. Le professeur Yann Clark est un éminent paléoclimatologue qui analyse en Arctique, les températures de la Terre depuis des centaines de milliers d'années.

Yann Clark :

Quand on s'intéresse au climat sur une très longue échelle temporelle, on recherche des matériaux géologiques qui ont enregistré les variations climatiques.

Prenons une carotte de glace par exemple. Certes, on reconstitue la température à partir des isotopes de la glace, mais on libère également l'atmosphère prise dans cette glace et on peut alors observer le CO₂ qu'elle contient.

Le professeur Clark, et d'autres chercheurs, ont en effet mis en évidence un rapport entre la variation du taux de CO₂ et celle de la température de l'air, mais pas celui qu'on attendait.

Yann Clark :

Voici l'enregistrement climatique présent dans la carotte de Vostok. En rouge, c'est l'évolution des températures d'une époque lointaine à une époque plus proche ou dans un intervalle capital, puisqu'il commence juste après une ère de glaciation.

A noter que la température grimpe, mais aussi que le CO₂ la suit, avec un temps de décalage, un retard de 800 ans. On peut donc dire que la température a huit siècles d'avance sur le CO₂.

Plusieurs études majeures de la calotte glaciaire ont été réalisées et toutes montrent la même chose. Les températures augmentent ou diminuent, puis quelques siècles plus tard, le taux de dioxyde de carbone les suit.

Donc, de toute évidence, le dioxyde de carbone n'est pas la cause de ce réchauffement.

On peut même dire que le déclenchement entraîne l'augmentation de dioxyde de carbone.

Très clairement, le CO₂ ne peut pas provoquer les changements de température. Il en est le produit. Il convient aux changements de température.

Les mesures réalisées grâce au fourrage de la calotte glaciaire nous conduisent au cœur même du problème. On dit que la température montera si le taux de CO₂, en tant que gaz à effet de serre, augmente dans l'atmosphère. Mais les fourrages font la démonstration inverse.

Ils prouvent que l’hypothèse fondamentale de la théorie du changement climatique due à l’homme est fausse.

Voici la vidéo proposée par le professeur Yann Clark :

Je ne pense pas qu'on puisse écarter les conclusions des études du professeur Clark !

Je demande depuis longtemps que soit organisé  un débat indépendant  sur les causes réelles du réchauffement climatique mettant face à face  de vrais scientifiques .

C'est très urgent car le Pacte vert va détruire l'industrie européenne. L'Allemagne l'a compris tardivement mais pas Macron.

Dans un prochain article, je rendrai compte du projet européen ETS 2 qui va alourdir encore la facture d'énergie des particuliers et des PME.

vendredi 24 octobre 2025

La construction de petits barrages de surface..

 1) De quoi s’agit’il ?

Les barrages sont des dispositifs installés dans la vallée d’une rivière permettant de retenir un certain volume d’eau en faisant obstacle à l’écoulement naturel de l’eau de la rivière. Il existe deux grandes familles de barrages, ceux construits en béton et ceux construits en terre ou en enrochementsSeuls ces derniers barrages, appelée aussi barrages en remblais, sont décrits dans cette fiche, les barrages en béton étant moins répandus et concernant surtout les retenues de très grande capacité.

Les barrages en remblais sont constitués d’un matériau meuble, qu’il soit très fin (argile) ou très grossier (enrochements). Cette famille regroupe cependant plusieurs catégories. Les différences proviennent des types de matériaux utilisés, et de la méthode employée pour assurer l’étanchéité.

- Le barrage homogène est un barrage en remblai construit avec un matériau suffisamment étanche (argile, limon). C’est la technique la plus ancienne des barrages en remblai.

- Le barrage à noyau argileux comporte un noyau central en argile (qui assure l’étanchéité), épaulé par des recharges constituées de matériaux plus perméables. Cette technique possède au moins deux avantages sur le barrage homogène : 
les matériaux de recharge sont plus résistants que les matériaux argileux, on peut donc construire des talus plus raides et on contrôle mieux les écoulements qui percolent dans le corps du barrage.

- Les barrages à masque amont ont leur étanchéité assurée par un ’masque’, construit sur le parement amont du barrage. Ce masque peut être en béton armé, en béton bitumineux, ou constitué d’une membrane mince (les plus fréquentes : membranes PVC, membranes bitumineuses).

2) Qui utilise ou recommande ce moyen et depuis quand ?

Il est depuis très longtemps très répandu dans le monde, la population ayant toujours eu besoin de disposer de réserve d’eau pour ses besoins domestiques et agricoles. Les barrages de petite taille peuvent être réalisés par les communes elles-mêmes avec l’aide de services techniques, d’ONG ou d’autres organismes dont certains comme l’OIE au et le Réseau RéFEA qui ont réalisé dans ce but des fiches pratiques intéressantes sur les techniques de construction des petits barrages en terre ( lien d’accès en fin de fiche).
Ces barrages peuvent d’ailleurs avoir de multiples usages et favoriser le développement de petits revenus.
L’association « Action humanitaire SOS Enfants en Haïti  » a par exemple réalisé pour l’irrigation et l’alimentation des bassins de pisciculture d’un village la construction d’un barrage, mais difficilement et à 3 reprises faute d’utilisation de la technique la mieux adaptée, en amont d’un canal qui ne conduisait l’eau qu’ à un étang saumâtre ; ceci de manière à dériver l’eau de l’ancien canal et de l’amener par un nouveau aux bassins de pisciculture et dans des champs à irriguer. (lien d’accès au reportage correspondant en fin de fiche)

Schéma du dispositif 

3) Pourquoi ?

On voit dans l’exemple précédent que la construction du barrage permet de créer des réservoirs d’eau de meilleure qualité que celle provenant de rétentions souvent saumâtres et sales. Il y a une meilleure prise en compte de la qualité de l’eau et une meilleure surveillance des stocks ainsi constitués. D’une manière plus générale, les barrages permettent de stocker l’eau apportée par les rivières lors des périodes pluvieuses et ainsi de disposer d’une réserve d’eau pendant les périodes d’étiage.

4) Qui est surtout concerné ?

Ce sont tous les habitants proches d’un endroit encaissé qui ont besoin de se constituer des réserves d’eau à usage essentiellement agricole (agriculture irriguée, abreuvage des animaux), mais aussi domestique. Les grands barrages servent aussi parfois pour alimenter des centrales hydroélectriques.

5) En quoi consiste ce procédé ? Comment est-il mis en œuvre ?

a) Première étape : le choix du site et études préalables


Construction d’un barrage au Mali - Photo HSF

Les principaux facteurs intervenant dans le choix d’un site de construction d’un barrage sont les suivants :

 les réservoirs doivent être construits sur des sites qui peuvent correspondre à un ratio profondeur-surface de captage relativement élevé afin de minimiser les pertes par évaporation ;

 les surfaces de la roche ne doivent pas avoir de fractures ou de fissures qui pourraient entraîner la fuite de l’eau vers des zones plus profondes ou au-dessous du barrage ;

 la localisation doit être convenable pour les groupes d’utilisateurs

 l’inexistence de risque d’érosion dans la zone de captage Construction d’un barrage au Mali (photo HSF)

Le meilleur emplacement est un endroit où la vallée se rétrécit. En amont du rétrécissement, la vallée doit être plus évasée et de faible pente pour permettre d’emmagasiner le plus grand volume. La digue est ainsi plus petite et donc moins coûteuse.
En raison du risque de rupture du barrage et des conséquences catastrophiques que cela pourrait entraîner, des études préalables sérieuses doivent obligatoirement être menées de façon complète et rigoureuse. Ces études concernent la topographie, la géologie, la géotechnique, l’hydrologie et l’impact sur l’environnement.
Quelques règles non exhaustives : 

 Les barrages doivent être construits sur des affleurements de roche

 La roche au-dessus de la dépression doit être de préférence large et former un entonnoir allant vers la dépression afin que l’eau puisse s’y drainer.

 Des gouttières simples en pierre et en mortier peuvent être prolongées depuis les extrémités du barrage, s’élevant au-dessus et en travers de la roche afin de canaliser l’écoulement provenant d’une zone plus large et le faire descendre vers le barrage.

 Le site du barrage et le fond du réservoir ne doivent pas avoir de fissure ou de fracture rocheuse qui risquerait de drainer l’eau loin du site.

 Les barrages doivent être situés le long des bordures des dépressions ou directement sur les parties les plus basses des grandes plaines, dans la roche.

b) Deuxième étape : Calcul du volume de stockage

Le volume de la retenue doit être égal à la somme des besoins en eau et des pertes. IL convient donc d’évaluer les besoins à satisfaire (domestiques, agricoles ou autres), les apports (volume d’eau s’écoulant dans le cours d’eau) ainsi que les pertes.
Les apports dépendent de plusieurs facteurs :

 le bassin versant : sa surface, sa forme, la végétation, le type de sol 

 la pluviométrie : quantité annuelle, fréquence, intensité et durée des pluies 
Les pertes sont dues à :

 l’évaporation à la surface du plan d’eau : elle peut atteindre 2 à 2.5 m dans les zones arides

 l’infiltration à travers la fondation du barrage : elle peut être importante dans les sols perméables

 l’infiltration à travers la digue, le long des bajoyers et des ouvrages enterrés : elle peut être négligée si le barrage est bien construit

 l’envasement de la retenue par les sédiments apportés par les eaux : il peut être important et rapide si le bassin versant est soumis à une érosion importante
La capacité de la retenue est déterminée à partir des courbes de niveau tracées à partir des relevés topographiques préliminaires.

c) Troisième étape : la construction


Barrage en terre compactée, homogène 

1) Implantation
Le site étant choisi, on repère l’axe avec des bornes en béton installées à chaque extrémité. Ces bornes serviront de repères pendant les travaux et ne doivent pas être déplacés. Dans l’alignement des repères, on plante des piquets à intervalles réguliers. Sur la base de ce relevé, on peut déterminer la hauteur des remblais en chaque point et la largeur de la digue à la base et le volume des remblais.
2) Mise en place d’un batardeau
Le batardeau est un barrage provisoire construit à l’amont du site pour protéger la zone des travaux contre les inondations. Si les travaux se réalisent entièrement pendant une saison sèche, le batardeau n’est pas nécessaire. L’eau stockée par le batardeau peut être utilisée pour les travaux (compactage) et éventuellement le gâchage du béton.
3) Préparation des fondations
Pour les fondations rocheuses, la surface de contact entre la roche et le remblai doit être aussi imperméable que le reste des remblais. Il faut éviter les surfaces lisses et les fissures non colmatées. La terre végétale et le rocher altéré doivent être enlevés à la pelle, à la pioche ou à la barre à mine et évacués hors du chantier. Pour les fondations meubles, l’axe de la digue est décapé jusqu’à l’obtention d’une surface propre dépourvue de matières végétales. Si les fondations sont perméables, un écran d’étanchéité est réalisé jusqu’au rocher (ou jusqu’au sol imperméable).
4) Construction des ouvrages
Les matériaux sont transportés, déposés et répandus pour atteindre l’épaisseur requise. Si le matériau naturel n’a pas la teneur en eau requise pour un bon compactage, on procède à son humidification, soit au banc d’emprunt, soit après épandage à l’aide d’une citerne munie d’une rampe distributrice. Le compactage se fait à l’aide d’engins de compactage. L’épaisseur des couches et le nombre de passes de l’engin sont déterminés par une planche d’essais réalisée sur le chantier. La digue est construite avec une largeur de 20 à 40 cm qui permet un bon compactage des talus, lesquels sont ensuite découpés à la pente requise.
5) Autres travaux Tolérance de tassement :
Quand le remblai de la digue est terminé, on lui ajoute une hauteur de remblai, d’environ 5% de la hauteur du barrage, pour couvrir les tassements futurs.

6) Difficultés particulières et remèdes et/ou précautions éventuelles à prendre

Voici quelques principes à respecter pour maintenir la digue et la qualité de l’eau :
 - l’érosion doit être maîtrisée dans la zone de captage
 - des pièges à boues doivent être utilisés dans le canal d’amenée d’eau
 - la contamination bactériologique et chimique de la zone de captage doit être empêchée
 - la digue et les déversoirs doivent être protégés par une haie pour éloigner les hommes et les animaux
 - le tuyau et la vanne doivent être entretenus
 - l’entretien du talus et du déversoir doit se faire à l’aide d’un examen régulier des fractures, affaissements et glissements
 - les fractures doivent être bouchées immédiatement avec de l’argile compactée et il faut remédier à l’érosion sur les talus en plantant des arbres et en bouchant les petits ruisseaux.

7) Principaux avantages et inconvénients

Les barrages sont des infrastructures indispensables pour permettre aux populations de vivre et d’échapper à l’exode rural.
Une fois le bassin rempli d’eau, le barrage peut servir directement à l’irrigation des terres grâce à des dispositifs de vidange partielle simples.
Les barrages permettent aussi l’amélioration de l’infiltration de l’eau dans les nappes phréatiques.
Leur construction suscite souvent la réalisation à proximité de nombreux petits programmes de développement.
Ces systèmes nécessitent la mise en place d’une organisation collective de gestion publique ou communautaire pour garantir à tous un accès à l’eau équitable et éviter les conflits.

L’inconvénient majeur reste la perte d’eau plus ou forte par évaporation et infiltration, ce qui peut conduire dans certains cas à préférer la construction de barrages souterrains (Voir la fiche E 8 : La construction de petits barrages souterrains).

Autre inconvénient parfois très important : si les études préalables de faisabilité ne sont pas bien faites ou ne tiennent pas suffisamment compte des effets secondaires éventuels importants sur les populations riveraines, sur l’environnement, sur la diminution de la qualité des terrains agricoles ou des possibilités de pêche en aval du barrage, le résultat peur s’avérer désastreux pour les populations locales, notamment par exemple dans le cas de certains grands barrages dont elles ne profitent en plus pratiquement pas, ce qui a contribué à entraîner de vives polémiques sur l’intérêt de la construction de barrages.

8) Coût

Les petits barrages en terre, dont les digues en terre semi-circulaires ou courbées ne dépassent souvent pas 3 mètres de haut et 60 m de long, sont généralement construits à la main et avec l’aide de la traction animale. Ils peuvent généralement être entretenus et réparés par la communauté qui les utilise. Le coût est donc faible mais dépend évidemment de la configuration et de la nature des emplacements, des dimensions et du coût des matériaux.

Les grands barrages en terre nécessitent le plus souvent des équipements puissants de terrassement et des investissements considérables.

9) Exemple de réalisation : Le Barrage du TAGANT en Mauritanie

Zone de transition entre le Sahara et le Sahel, le Tagant, situé au sud de la Mauritanie, est une zone d’oasis. Le projet d’aménagement rural en zone pluviale (PARP), financé par la coopération européenne, à concurrence de 6,2 millions d’euros, était destiné à favoriser la maîtrise de l’eau en construisant des barrages permettant l’exploitation agricole des terres inondées et ce, afin de lutter contre la dégradation des conditions de vie des agriculteurs et des éleveurs et de fixer les populations ou leur permettre de rentrer dans leur région d’origine.
Ces chantiers de grande ampleur étaient accompagnés d’une multitude d’actions plus ciblées en faveur des habitants. C’est ainsi que sont nés les programmes d’amélioration de la production agricole en cuvette ; de distribution de butane en remplacement du bois de chauffe et du charbon ; d’appui aux coopératives maraîchères par la vulgarisation des techniques ou l’installation d’infrastructures d’irrigation ; de développement de banques céréalières ; d’installation de panneaux solaires pour le pompage de l’eau ; de construction de moulins, de puits, de classes scolaires…
Progressivement, les effets combinés des barrages et des multiples microprojets ayant vu le jour ont redonné vie aux zones rurales du pays. Le désenclavement de ces dernières reste cependant un frein important à leur développement. Patiemment, les habitants attendent maintenant les routes et les pistes dont les financements sont d’ores et déjà prévus.

10) Où trouver davantage d’informations ?

a) Sites Web

OIE (Office international de l’eau). Ce site permet d’accéder à celui du Réseau RéFEA (Centre télématique francophone sur l’eau) où vous trouverez plusieurs petites fiches pratiques intéressantes : 
 Pour les barrages en surface : http://www.oieau.org/ReFEA/module3....
 puis chacune des 7 fiches correspondantes, énumérées dans la rubrique « Captage des eaux de surface »

 - SOS Enfants en Haïti, association humanitaire : Reportage illustré intéressant sur la construction par la population en Haïti (citée au début de cette fiche) de petits barrages –et sur les difficultés rencontrées – en vue de développer les revenus des villageois par l’essor de la pisciculture. Disponible, en ligne, sur : http://marc.oberle.pagesperso-orang...

b) Vidéos

-Vidéo de 2’31 montrant la construction et les travaux pour le barrage de Soum au BurkinaFaso avec l’association Terres d’Amitié :

https://youtu.be/gk63mrgdqWk

-Vidéo de 26’10 de l’emission "c’est pas sorcier" qui explique à quoi servent les barrages, comment ils fonctionnent, comment construit-on un barrage,... :

https://youtu.be/kNvmUQc45y8


https://wikiwater.fr/e7-la-construction-de-petits


lundi 20 octobre 2025

Faux et faussaires au Moyen Âge..

 moiLaurent Ridel

Mots-clés :

Aujourd’hui, le « faux » répugne. Il évoque une tromperie, une contrefaçon, un acte malveillant destiné à abuser. Mais cette vision est moderne. Au Moyen Âge, le rapport à la vérité et à l’authenticité se révèle plus complexe et nuancé. Et le plus inattendu dans cette affaire est que les clercs et les moines sont souvent les auteurs de ces falsifications. 

Je vous propose donc de répondre à 3 questions :

  • Pourquoi fabriquait-on des faux ?
  • Comment étaient-ils perçus ? 
  • Comment est-on arrivé à les démasquer ? 

Quand le faux servait une « vérité » supérieure

L’idée peut paraître paradoxale, mais dans la mentalité médiévale, forger un document n’était pas systématiquement un acte condamnable. Tout dépendait de l’intention. Le mensonge et la tromperie étaient attribués au diable, mais un faux produit par un homme pouvait être accepté s’il servait une cause jugée légitime. La fin justifiait alors les moyens. Un faux créé pour spolier et servir le mal était une abomination, mais un autre, fabriqué pour restaurer un droit légitime, consolider la mémoire d’une communauté ou renforcer la piété, pouvait être perçu comme un acte juste.

Il y a quelques années, je faisais des recherches sur une abbaye normande en fouillant dans ses archives. Je me suis aperçu que le plus ancien document, censé dater de 1070-1071, présentait plusieurs incohérences : les signataires n’étaient pas tous contemporains et certaines donations mentionnées s’avéraient en réalité postérieures. Bref, le document avait les caractères d’une forgerie. Comment une communauté monastique avait-elle osé frauder ?

Archives de l'abbaye de Lyre
La charte qui m’a posé problème aux Archives départementales de l’Eure. Bien fait, comme faux ?

 Il faut se remettre dans le contexte. Je suppose que l’abbaye avait perdu le document original (les incendies n’étaient pas rares) ou pire, qu’il n’y en avait jamais eu. Or, les religieux avaient besoin d’un texte pour prouver la légitimité de leurs possessions, notamment face aux seigneurs voisins qui pouvaient contester leur autorité. Alors ils se sont résolus à reconstituer le parchemin.  

Dans cette perspective, les moines-faussaires ne se percevaient pas comme des menteurs, mais bien comme des « restaurateurs de la vérité » selon l’expression de l’historien britannique Alfred Hiatt. Dans un monde ici-bas forcément imparfait, ils remédiaient à un vide documentaire. L’acte produit était matériellement faux mais son contenu était vrai ou, du moins, essayait de s’approcher de la vérité. 

Doute sur les vies de saints

L’hagiographie, autrement dit la rédaction des vies de saints, regorge de récits dont la fidélité historique paraît incertaine.

Parmi les multiples dossiers, je me restreindrai à un exemple.  Vers 1030, l’évêque de Limoges, Jourdain de Laron, commande la rédaction d’une Vie relatant la vie de saint Léonard. Gros problème : on ne sait quasiment rien de lui, si ce n’est peut-être par quelques traditions orales. Personne ne connaît la période où il a vécu. Tout au plus, sait-on que la collégiale de Saint-Léonard-de-Noblat, près de Limoges, conserve ses reliques. Suite à la demande de leur évêque, les chanoines du lieu doivent écrire son histoire et donc l’inventer. Ils font vivre saint Léonard, leur fondateur, au temps de Clovis et lui attribuent une réputation : celle de libérer les prisonniers qu’il visitait. Je me demande si cette idée d’un saint libérateur ne vient pas de son nom : Léonard (autrefois écrit « Liénard ») évoque les liens et donc les entraves des prisonniers. 

Saint-Léonard de Noblat
La collégiale de Saint-Léonard-de-Noblat (Haute-Vienne), principal lieu de dévotion à saint Léonard.

Quoi qu’il en soit, la Vita est rédigée. Les moines disposent d’un récit sur leur fondateur ; les pèlerins savent désormais qui est l’homme derrière les reliques conservées dans la collégiale et pourquoi il faut le prier. Enfin, l’évêque dispose dans son diocèse d’un saint supplémentaire à montrer en exemple. Bref, tout le monde est content. 

Cependant vous pourriez être choqué par cette méthode : l’hagiographie de saint Léonard est un tissu d’inventions. Les chanoines n’auraient sûrement pas pensé la même chose que vous. Soit ils vous auraient répliqué que Dieu leur avait inspiré les différents éléments du récit (qui oserait remettre en cause l’inspiration divine ?). Soit les religieux vous auraient répondu qu’ils ne cherchaient pas à produire une biographie factuelle et précise, mais à édifier les fidèles. Autrement dit, ils opéraient selon une logique de « vérité morale » et non de « véracité factuelle ». Qu’importe si les faits sont fictifs, du moment que les fidèles en deviennent plus pieux. Ce but est supérieur à celui de la rigueur historique. 

En tout cas, le récit fonctionna. Pendant des siècles des familles invoquèrent le saint pour favoriser la libération d’un de leurs membres. 

Statue de saint Léonard
Saint Léonard. On reconnaît à ses pieds un homme aux mains liées. Statue XVIIe siècle dans l’église de Beaumont-le-Roger (Eure)

La Donation de Constantin : le faux qui a fondé un État.

Voici le faux le plus célèbre et sans doute le plus influent de l’histoire occidentale. La Donation de Constantin est un document prétendant être un décret de l’empereur roman Constantin Ier, datant du IVe siècle. Selon ce texte, l’empereur, reconnaissant d’avoir été guéri de la lèpre par le pape Sylvestre, lui aurait cédé le pouvoir impérial sur Rome et l’Italie et sur toutes les églises chrétiennes. Ce document a donc des conséquences politiques importantes. 

Fresque de la donation de Constantin
Au centre Constantin remet la donation au pape Sylvestre. Fresque (XIIIe siècle) dans la basilique des Quatre-Saints-Couronnés à, Rome (Wikimedia Commons)

En réalité, ce document a été forgé au VIIIe siècle dans un contexte houleux. La papauté, menacée en Italie par les Lombards et en rupture avec l’Empire byzantin, cherche un nouveau protecteur. Elle le trouve en la personne de Pépin le Bref, maire du palais des Francs. Le pape Étienne II traverse les Alpes en 754 pour le rencontrer. Sacré par le pontife, Pépin devient roi, écarte l’ancienne dynastie, les Mérovingiens, et inaugure la sienne, celle des Carolingiens. En retour, Pépin intervient en Italie et « donne » à la papauté les territoires conquis sur les Lombards, jetant les bases de l’État pontifical (à peu près l’Italie centrale). La Donation est fabriquée précisément pour fournir une justification juridique et historique à la souveraineté temporelle du pape, en la faisant remonter au premier empereur chrétien, Constantin.

Pendant tout le Moyen-Age, les papes ressortent la donation pour légitimer leur pouvoir temporel lorsque celui-ci leur est contesté par les empereurs germaniques ou les rois français. Sa portée est donc extraordinaire. 

Fausses reliques, fausse monnaie et faux miracles

Sortons la tête de nos parchemins. Les faux pouvaient être des objets et des événements, touchant au sacré comme au profane.

  • Les fausses reliques : La possession de reliques était un enjeu capital de prestige et de revenus pour les églises et les monastères. Cette immense demande a engendré un marché florissant où l’authenticité était secondaire. Des réseaux de faussaires, dont faisaient partie des clercs, vendaient de faux ossements ou de faux fragments de la Vraie Croix. Le phénomène ne fait aucun doute. Sinon, comment expliquer qu’on recense à travers la chrétienté jusqu’à 29 clous de la crucifixion et 12 crânes de saint Jean-Baptiste ?
Châsse-reliquaire
Châsse-reliquaire (XVe siècle) de saint Honorat. Cathédrale de Grasse (Alpes-Maritimes)

Lire aussi : Les reliques, trésors sacrés des églises

  • La fausse monnaie : Il ne s’agissait pas d’une simple escroquerie. Falsifier la monnaie était une attaque directe contre l’autorité du souverain, dont l’effigie garantissait la valeur de la pièce. C’était un crime de lèse-majesté, une trahison politique. La sévérité du châtiment était à la hauteur du crime : les faux-monnayeurs encouraient la peine de mort : on les pendait ou on les bouillait vifs dans un chaudron.
  • Les faux miracles : La promotion du sacré pouvait aussi passer par la tromperie. D’un côté, des clercs peu scrupuleux mettaient en scène ou exagéraient des guérisons grâce à leurs reliques, pour augmenter la réputation de leur église et attirer les pèlerins. De l’autre côté, des individus simulaient des maladies, des infirmités puis des guérisons spectaculaires, juste pour recevoir des aumônes. En 1299, les inquisiteurs de Bologne traquaient un frère mendiant qui feignait des miracles à partir d’eau-de-vie et d’un supposé voile de la Vierge. 

Lire aussi : Copier n’est pas voler : les pratiques des artistes au Moyen Âge et à la Renaissance

L’art de démasquer le faux : la naissance de l’esprit critique

Face à telles tromperies, vous pourriez penser les gens du Moyen Âge trop crédules. En fait, le sens critique n’était pas absent et des faux étaient régulièrement dénoncés, notamment lors de procès. L’affaire Robert d’Artois en fournit un bon exemple. Si vous avez lu les Rois maudits, vous connaissez Robert d’Artois, le protagoniste principal. Petit-fils du comte d’Artois, il a vu sa tante Mahaut hériter du comté. Ce qu’il n’accepta jamais. À plusieurs reprises, il tenta par des jugements de récupérer son héritage. Le romancier Maurice Druon s’inspire de faits réels. En 1328, Robert d’Artois demanda à nouveau justice à la monarchie. Son espoir était augmenté par le fait que le nouveau roi, Philippe VI, était son beau-frère. En prime, Robert apportait cette fois plusieurs parchemins qui prouvaient les manigances de Mahaut.

Les rois maudits
Les Rois maudits, série de romans principalement publiés entre 1955 et 1960 et adaptés au théâtre et à la télévision.

Malheureusement pour lui, les officiers du roi se rendirent compte de la fausseté des documents et trouvèrent même la faussaire, Jeanne de Divion. La noble femme avoua et fut brûlée. Robert, complice dans la falsification, fut banni et se réfugia en Angleterre. D’où il convainquit le roi anglais de prétendre à la couronne de France. Ainsi se déclencha la guerre de Cent Ans. Quel effet papillon ont créé ces faux documents !

Au XVe siècle, les méthodes pour démasquer les faux prennent un caractère scientifique grâce à l’humaniste italien Lorenzo Valla.

En 1440, Valla s’attaque à la fameuse Donation de Constantin, décrite plus haut. Il en démontre la fausseté de manière implacable. Ses méthodes d’expertise sont d’une modernité saisissante. Son analyse philologique (la critique de la langue) est décisive : il prouve que le latin utilisé est truffé de termes qui n’existaient pas au IVe siècle, comme le mot « fief » (feudum). Il relève aussi les incohérences historiques, comme la mention de Constantinople alors que la ville n’est pas encore fondée au moment supposé de la rédaction du document. Enfin, il utilise des arguments juridiques imparables, expliquant que, selon le droit romain, un empereur romain n’avait tout simplement pas le droit de céder une partie de l’Empire. Ce travail est considéré comme l’un des actes de naissance de la critique historique moderne, fondée sur l’analyse rationnelle et rigoureuse des sources.

donation de Constantin
Une copie du IXe siècle de la donation de Constantin, Abbaye Saint-Gall (Suisse), Cod. Sang. 670, Stiftsbibliothek.

La traque continue

Tous les historiens sont les héritiers de Lorenzo Valla. Ils ont appris à s’assurer de l’authenticité des textes qu’ils étudient. C’est leur première tâche avant d’essayer de reconstituer ce qui s’est passé. Dans ce but, ils repèrent les anachronismes dans les documents :

  • soit dans leur contenu. Par exemple, à la date indiquée dans le texte, l’auteur est déjà mort. 
  • soit dans la forme. Au XIXe siècle, le faussaire Denis Vrain-Lucas avait réussi à vendre des lettres de différents personnages historiques à Michel Chasles, professeur à Polytechnique et membre de l’Académie française. Pourtant, le fait que les lettres de Jeanne d’Arc ou de Charlemagne soient écrites sur papier et non sur parchemin aurait dû le faire douter.
Lettre de Jeanne d'Arc
Une fausse lettre de Jeanne d’Arc, fabriquée par Denis Vrain-Lucas (1816-1881). Outre le support, on peut aussi deviner la tromperie par certaines formules, par exemple « Jeanne d’Arc ». Paradoxalement, la jeune femme ne s’appelait jamais ainsi, mais plutôt « Jehanne » ou « Jehanne la Pucelle » (Gallica/BNF).

Aujourd’hui, les historiens, les archéologues et les historiens de l’art bénéficient de l’aide des sciences dures pour distinguer le vrai du faux. Des laboratoires peuvent analyser l’ADN d’une relique ou d’un os supposé royal. En 1988, on préleva des échantillons du suaire de Turin pour évaluer sa datation grâce à la méthode du carbone 14. 

Les progrès continuent et devraient nous révéler de nouvelles supercheries. En septembre 2025, une équipe de chercheurs autour du professeur Fabio Marzolo de l’université de Padoue publia son étude physico-chimique sur le célèbre lion de Venise, symbole de saint Marc. Conclusion incroyable : le cuivre de l’œuvre provient du bassin du fleuve Yang Tsé en Chine, ce qui remet en cause les anciennes hypothèses localisant sa fabrication en Méditerranée ou en Anatolie. En prime, le style de la statue — notamment ses ailes, ses cornes originelles et ses oreilles raccourcies — ne correspond pas aux canons artistiques de l’Europe médiévale mais plutôt à des statues funéraires de la dynastie chinoise Tang, typiques des « gardiens de tombes » comme les dragons. 

Le lion ailé de Venise
Le lion ailé de Venise, sur sa colonne, place San Marco (Didier Descouens/Wikimedia Commons)

L’un des plus grands symboles de la République de Venise est en fait un remploi artistique venu d’Extrême-Orient !

Conclusion

Cette exploration du faux au Moyen Âge démontre l’ambiguïté de son statut. Il n’est pas forcément réprouvé. Selon l’historien Paul Bertrand, pendant une grande partie du Moyen Âge, la création de tels documents ne soulève guère de scandale : la notion d’authenticité documentaire n’a pas la même acuité qu’aujourd’hui. Certes la société désapprouve les faussaires qui recherchent l’intérêt pécuniaire (comme les faux monnayeurs ou les faux miraculés) mais l’acte n’est pas toujours malveillant. De nombreux textes faux ont été produits pour remplacer des originaux perdus, ou pour donner consistance à un saint fondateur dont on ne connaissait plus rien. Le Moyen Âge avait un sens souple à l’égard de la vérité.

Cet article m’est inspiré par l’exposition « Faux et faussaires – Du Moyen Âge à nos jours », aux Archives nationales, du 15 octobre 2025 au 2 février 2026

Exposition Faux et Faussaires du Moyen Âge